Notre Aide

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Les actions et projets d’actions de Kaz’Avenir

Encore en 2019, seulement 18,7% des hommes et 27,1% des femmes en Guyane estimait que l’homosexualité est une sexualité comme les autres.

Etudes Kap Gay 2019 – CHAR/Université de Guyane


L’accueil et l’écoute

Bénéficier d’un lieu d’accueil pour toutes les personnes LGBT+ est particulièrement nécessaire en Guyane.

Hormis Kaz’Avenir, aucune autre structure existante en Guyane ne permet à l’ensemble des personnes LGBT+ de bénéficier d’une oreille ou d’une aide spécifique.

Pouvoir proposer un lieu sécurisant où toute personne LGBT+ pourrait se sentir à l’aise et où les personnes en questionnement sur cette thématique pourraient avoir la liberté de s’exprimer, de trouver réponses à des questions ou simplement prendre conscience qu’elles ne sont pas seules dans cette situation. Notre objectif !
Sur d’autres territoires, nombreuses sont les structures permettant de trouver une oreille bienveillante, des informations sur les sexualités et le genre, des interlocuteurs à qui poser des questions ou simplement pouvoir s’affirmer sans mentir ou sans se cacher : Contact, Centre LGBT, InterLGBT, Acceptess Transgenre, Chrysalide, Mousse, Urgence Homophobie, SOS homophobie et bien d’autres sont présentes sur le territoire hexagonal, ou encore OriZon à La Réunion, Kap Caraïbes en Martinique, par exemple. 

Aucune de ces structures n’est présente sur le territoire guyanais.
Pourtant, plus de 70% des jeunes se définissant comme non-hétérosexuels ont déclaré n’avoir jamais parlé à qui que ce soit de leur orientation sexuelle et/ou sentimentale. (Etude Kap Gay 2019 du CHAR).

Nombreux sont également les femmes et hommes de tout âge à se questionner sur leur orientation ou identité de genre, y compris des personnes se déclarant en couple hétérosexuel et non-binaire publiquement.

Kaz’Avenir souhaite donc mettre en place un dispositif et des actions afin de répondre à ces besoins :

  • L’obtention d’un local d’accueil au public.
  • La tenue de permanences d’écoute et de groupes de paroles.
  • Tenir des permanences d’accueil à l’extérieur des lieux identifiés et éloignés de l’île de Cayenne.
  • Un dispositif d’écoute.
Image : SOS homophobie.


L’aide spécifique aux populations LGBT+ en détresse et démunies

Comme la population générale du territoire, la population LGBT+ est frappée par la précarité, par le manque d’accès à l’emploi, au logement, aux soins, aux droits, etc…
Il s’agit même d’une partie non négligeable de la population car ces personnes LGBT+ sont souvent en situation de rejet familial, de décrochage scolaire, victimes de discriminations à l’emploi et, par conséquent, souvent en détresse sociale et psychique. 

Les personnes LGBT+ étrangères sont également très présentes sur le territoire du fait des pays proches qui discriminent ces dernières. Ces personnes subissent de nombreuses difficultés.

A rajouter à cela, les nombreuses difficultés de ces personnes et de nombreux problèmes sociaux sont à pointer sur le territoire :

  • Manque de structures sociales. 
  • Précarité extrême.
  • Manque de logements dignes.
  • Déficit d’aide alimentaire.
  • Difficultés d’accès à l’emploi / déficit de formations.
  • Difficultés d’accès aux droits / aux administrations. 
  • Manque d’accès aux soins.
  • Difficultés financières.
  • Le poids important de la famille rejetante.
  • Une mauvaise santé mentale entraînant d’autres problèmes (suicide, dépendances, etc.…)
  • Violences institutionnelles / Discriminations.

L’aide à l’hébergement.

Kaz’Avenir a mis en place un premier dispositif d’hébergement solidaire, chez l’habitant.

Ce moyen d’hébergement permet de mettre à l’abri rapidement et de façon sécurisée des personnes LGBT+ en situation de détresse et de précarité, de façon temporaire mais aussi de créer des liens sociaux réconfortants dans la famille d’accueil afin de pouvoir se consacrer avec plénitude à leur acceptation de soi, leur épanouissement personnel et au développement de leur projet de vie.


L’aide aux victimes.

De nombreuses personnes LGBT+ sont, chaque jour en Guyane, victimes d’insultes, de violences et de discriminations.
Encore trop peu de ces personnes font la démarche de déposer plainte car elles ne connaissent souvent pas leurs droits et ont peur d’être discriminées par les autorités ou voir la confidentialité se rompre sur leur situation.

Notre rôle est donc de porter à la connaissance des victimes et potentielles victimes leurs droits et de pouvoir les accompagner dans leurs démarches. Le soutien moral est également central dans ces démarches.
Pouvoir bénéficier de juristes et d’avocats sur ces questions serait également particulièrement utile.

L’aide juridique au droit de séjour des personnes LGBT+ est également nécessaire compte-tenu de la situation locale et de la détresse particulière de ce public.

L’aide alimentaire.

Les carences en termes d’aide alimentaire ne sont plus à démontrer sur le territoire guyanais. La situation est critique, l’aide alimentaire est pauvre et peu variée.

Kaz’Avenir souhaite pouvoir faire partie des acteurs sociaux dans l’aide alimentaire en pouvant distribuer cette aide à son public mais également développer des actions permettant d’améliorer l’aide alimentaire et sa diversification sur le territoire.

L’accompagnement vers l’emploi / l’insertion / social / asile-séjour.

Les membres fondateurs de Kaz’Avenir ont souvent été confronté aux difficultés de ces populations et ont pu acquérir une grande expérience dans l’accompagnement social des personnes LGBT+ en Guyane.

Français isolés, en situation précaire ; étrangers réfugiés, en demande d’asile et en détresse ; le public est nombreux et leurs situations particulièrement préoccupantes.

Kaz’Avenir met donc en place des dispositifs d’accompagnement personnalisé en fonction de la spécificité du public et de leurs besoins.

Evaluer les besoins de chacun et mettre en place une prise en charge de qualité permettant d’amener les usagers à l’autonomie, l’indépendance et vers l’acceptation de soi, grâce à des bénévoles qui mettent à disposition leurs compétences fortes et variées.

L’accompagnement sur projet de vie global.

Plus globalement, ce public et souvent délaissé et perdu.
Un accompagnement sur un projet de vie global est essentiel afin de promouvoir la bonne santé mentale et la pleine inclusion des personnes LGBT+ au sein du paysage social de Guyane et d’ailleurs.

Se sentir bien dans sa peau, se sentir utile à la société, être résilient et solide : un pilier dans cette exigence à offrir, à ces personnes, un avenir serein et stable.

La mise en relation avec des structures de l’hexagone et d’ailleurs si un départ est souhaité.

Malheureusement, nous savons par expérience que la fuite des personnes LGBT+ de Guyane est, à l’heure actuelle, souvent inévitable.

LGBTphobies familiales, difficulté d’inclusion sociale, homosexualité cachée, parcours de transition impossible avec le système de santé local, etc.
La jeunesse LGBT+ préfère généralement opter pour un départ vers l’hexagone, sous couvert de l’espoir pour un avenir professionnel meilleur ou d’une vie sociale plus sereine.

Les membres de Kaz’Avenir préféreraient voir ces personnes développer des projets de vie locaux et, pourquoi pas, œuvrer pour l’acceptation totale des LGBT+ en Guyane. Mais cela est souvent difficile pour ces personnes.

C’est pourquoi en cas de départ souhaité vers l’Hexagone ou un autre territoire, nous les accompagnerons dans cette démarche en les mettant en relation avec d’autres structures et associations présentes sur le territoire de destination afin de favoriser leur inclusion.

La médiation sociale et familiale.

En Guyane, nos familles occupent une position particulièrement importante dans la vie de chacun. 

C’est un atout qui peut être également un véritable piège pour les personnes LGBT+ de Guyane. 
Nombreux sont les témoignages de jeunes mineurs, majeurs et même d’adultes relativement âgés qui n’osent pas parler de leur orientation sexuelle et/ou sentimentale ou de leur identité de genre à leur famille. 

Les jeunes entrent alors dans une situation de grande détresse psychologique : peur de la réaction des parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins, frères et sœurs ; la peur du rejet, de la mise à la rue, et parfois la peur de subir des séances de torture ou “d’exorcisme” (thérapies de conversion).

“Je suis la même personne, je n’ai pas changé. Mais j’ai l’impression qu’ils vont me regarder comme un étranger, comme le Diable”

A. 55 ans

Essayer d’apaiser les tensions en trouvant un terrain d’entente, discuter dans un lieu neutre avec la famille et la personne LGBT peut souvent se révéler grandement bénéfique dans la relation et l’acceptation de la personne LGBT+ au sein du cercle familial.

Parler, écouter, expliquer, “normaliser”, dédramatiser la situation ; autant d’outils et de pistes qui permettent à aller vers un vivre-ensemble inclusif.
Kaz’Avenir souhaite donc proposer des temps de paroles et d’écoute auprès des familles, des intervenants sociaux et des parents qui pourraient se poser des questions sur cette thématique.


L’accompagnement médico-social des personnes transgenres.

Les personnes transgenres sont sans doute celles qui souffrent le plus durement du manque de structures spécifiques en Guyane.

Invisibles ou en détresse : c’est ce qui définit trop souvent cette partie de la population en Guyane.

Steven KUZAN, Président de Kaz’Avenir.

Sur le territoire, aucun dispositif spécifique n’est activé afin de pouvoir venir en aide aux personnes transgenre. Pourtant, cette population est souvent confrontée à de grandes difficultés :

  • Questionnement identitaire / impossibilité de faire son “coming-out”.
  • Prostitution de subsistance (notamment chez les populations transgenres étrangères).
  • Difficulté d’accès à une prise en charge / Achat d’hormones au marché-noir.
  • Aucun “parcours de transition” identifié sur le territoire.
  • Violences institutionnelles / Discriminations / Violences policières.
  • Difficulté d’intégration sociale.

Les questions sur la transidentité sont très vastes : nous naissons “mâle” ou “femelle” mais nous pouvons nous sentir “mâle” en étant “femelle”, “femelle” en étant “mâle”, homme, femme, parfois homme, parfois femme, neutre, ni homme ni femme, etc…
Et plus largement : ça veut dire quoi “être un homme”, “être une femme” ?Pour qui ? Pour quelle société, micro-société ?
L’essentiel est de se sentir bien, de se sentir soi-même, en accord avec ce qu’on ressent et avec la vision du Genre qui nous ai propre. 

Kaz’Avenir souhaite donc pouvoir les intégrer pleinement dans ses programmes tout en leur proposant une aide supplémentaire spécifique en fonction de leur besoin.
Entamer un “parcours de transition”, pour les personnes transgenres souhaitant changer d’apparence, est souvent un véritable parcours du combattant en Guyane, tout comme entamer une “simple” transition sociale : un enfer familial, social et des discriminations souvent violentes.

Kaz’Avenir a besoin de vous !